• Catherine Manchon

Bouche cousue, souffle long...

Pour une endurance au top .



Comment vous dire, que nous sommes des ignares en respiration ?

Pourtant, cessez de respirer 3 minutes et vous êtes mort. La non vie posée à 3 minutes de la vie, en parfaite inconscience. Voilà bien une folle réalité qui fait que lorsque j'observe les souffles, le mien compris, je pense souvent que nous flirtons en permanence avec la survie.

Pour garder cette précieuse vie, les uns inspirent, les autres soufflent, la plupart oublient. En fait, nous confions notre vie à l'automatisme de la respiration. Ouf, le corps est bien fait.

Sérieusement, vous n'imaginez pas qu'un marin solitaire confie son bateau au gouvernail automatique sans l'avoir réglé avant de se plonger en sommeil profond. Et bien c'est ce que nous faisons. Diaphragme fait ton boulot et fiche moi la paix.


MAIS.

Parce qu'il y a un grand MAIS.

Le monte et baisse du diaphragme, son automatisme primaire se voit vite bousculé, dérangé, voire coincé par ce qui est de notre responsabilité : notre mode de vie. Autrement dit, le diaphragme, donc notre souffle déraille souvent.

Il paraît, chiffre à l'appui que notre rythme respiratoire à doublé de vitesse depuis l'ère industriel. Cela veut dire qu'aujourd'hui, nos cycles inspir/expir, sont aux alentours de 20 par minute, alors que nos ancêtres tournaient à 6 / 8 par minute.

Plus vite... Plus d'air... Nous manquons d'air, la respiration s'accélère.


Est-ce bon pour la performance ? A voir. En posture stretch comme en rando lorsque je vous dis « calme le souffle » Tout va bien mieux. La respiration trop rapide, trop forte, l'inspir trop grand amènent l'essoufflement et mes lectures me disent que c'est le chemin assuré vers le burnout. Avis aux fans du plus vite, plus et plus plus...

Alors comment savoir ce qui est bon.

Coté science, la respiration n'est pas sujet scientifique à randomiser puisqu'elle est naturelle.

Coté santé, il faut avoir basculé dans l'alternatif pour parler de "cohérence cardiaque".

Coté sport, chacun sa sauce et son coach, souffle comme tu peux.

Ma lanterne s'est éclairée avec des pneumonautes ( joli mot inventé par James Nestor).

Voilà qu'une fois de plus, je dois mettre aux oubliettes mes savoirs acquis sur bancs de Fac. L'important n'est pas l'oxygène mais le Co2. L'important n'est pas de remplir les poumons, mais de laisser la cellule faire son travail de productrice d'énergie et pour cela, elle a besoin d'un équilibre parfait entre le Co2 qu'elle produit et le O2 qu'elle demande. Je ne vais pas m'attarder ici sur le cours de bio, mes refs sont dessous. Comprenez seulement que c’est le co2 de vos cellules qui règle ses besoins en oxygène et que si vous décidez, en respirant trop vite, de vous sur-oxygéner. C’est de la sur-consommation inutile. De la fatigue gratuite. Le corps ne se charge plus, il s'épuise.

Soit ... Passons à l'action.

Allons vers une respiration juste, prenons la bonne vitesse.

Pour ne pas en faire trop, il convient de respirer bouche fermée. Tout par le nez.

Jour et nuit, n'importe où, n'importe quand, au boulot, au repos, en action comme sur canapé. Et en sport tout le temps. Voilà c'est dit. La consigne est donnée.


Essayez, vous allez vite me maudire. Mais parce que vous avez un petit peu confiance en moi, vous allez tout de même réessayer. Patience, persévérance, mettez votre égo de performance de coté pour le moment. Vous allez régresser. Un temps. C’est ok, c'est normal vous voilà en train d'apprendre. Et je vous promet une endurance toute neuve. Douce et performante. Des nuits plus douces, ronflements silencieux. Je passe les bienfaits sur les insuffisances respiratoires médicales, suis pas médecin. Tout de même j'écrirai le mot asthme, et aussi asthme du sportif (40% des pratiquants) C'est énorme, non ! C’est vraiment pourquoi je vous invite à vous documenter et vous entraîner. « Bouche cousue » on a dit.

Régler son gouvernail souffle avant de le laisser en mode automatique relève du bon sens de la vie. Mon post "300 fois" par jour vous le disait déjà. A relire donc...


Courage et bon souffle

Catherine

Mes pneumonautes éclairés : Dan Brulé, Jean-François Dual, James Nestor, Loris Vitry. Tous et bien d'autres sont allés chercher le bon souffle auprès d'apnéistes, de taoïstes, de Maîtres tibétains, sportifs de haut-niveau éclairés, de scientifiques médecins chercheurs, du monde entier.

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